Test du micro-onduleur IZYPOWER 1000W de MaterFrance

Publié le 23 mai 2026 Temps de lecture : 4 min.

Dans une installation solaire, on parle beaucoup des panneaux et de leur rendement, beaucoup moins du micro-onduleur. C’est pourtant lui le maillon clé : c’est lui qui convertit le courant et qui remonte les données de production vers votre solution domotique comme Home Assistant. Je vous présente aujourd’hui le modèle IP-1000-W2 de IZYPOWER et mon avis.

Micro-onduleur 1000W

159 €

Présentation du micro-onduleur IZYPOWER IP-1000-W2

Un micro-onduleur, pour rappel, c’est le composant qui vient se fixer directement derrière chaque panneau solaire pour convertir le courant continu produit par le panneau en courant alternatif utilisable sur le réseau domestique. C’est lui qui fait le lien entre vos panneaux et votre installation électrique, et c’est surtout lui qui gère la remontée des données de production.

L’IP-1000-W2 est le modèle avec 2 entrées de la gamme : il peut gérer jusqu’à deux panneaux solaires en simultané, pour une puissance nominale de 1000W. Deux MPPT indépendants, ce qui signifie que les deux panneaux peuvent fonctionner de façon autonome, même s’ils n’ont pas exactement la même orientation ou le même ensoleillement. Pratique quand on installe sur une façade un peu compliquée.

Pour les installations plus importantes, IZYPOWER propose aussi un modèle 4 MPPT (l’IP-2000-W4) capable de piloter quatre panneaux sur un seul boîtier.

Micro-onduleur 2000W

249 €

Côté fiche technique, les specs sont solides pour le prix : rendement CEC de 96,6 %, protection IP67 (l’onduleur est installé en extérieur, sous les panneaux, il faut que ça tienne), plage de température de -40 à +65 °C, et garantie 15 ans constructeur avec extension possible à 25 ans.

Un détail que j’ai noté à l’installation : ce micro-onduleur utilise le câble propriétaire M25 pour se raccorder. Ce type de connectique est caractéristique des onduleurs Deye, ce qui me laisse penser que l’IP-1000-W2 est probablement un modèle Deye rebrandé sous l’étiquette IZYPOWER, comme MaterFrance l’a fait avec d’autres produits de la gamme.

Installation et connexion Wi-Fi

Pour le raccordement, deux options : soit vous pouvez le brancher sur une prise de courant via le câble adapté (non fourni), soit pour le raccorder directement sur un coffret AC. Je suis pour le moment branché sur une prise mais je prévois un changement vers un coffret dans l’année !

La connexion Wi-Fi se fait via l’application IZYPOWER lors de la configuration initiale. L’onduleur est monté à l’autre bout de la maison par rapport à ma borne Wi-Fi sur le SSID IoT dédié. Pas de problème de signal : l’antenne externe permet d’assurer une portée correcte.

En plusieurs mois, aucune perte de connexion inattendue. L’onduleur se coupe naturellement en dehors des heures d’ensoleillement et se reconnecte tout seul le lendemain matin, sans intervention.

L’application IZYPOWER : une belle surprise !

J’ai testé, par le passé, Solarman côté Deye et l’appli APsystems et franchement l’application IZYPOWER est dans une autre catégorie. L’interface est claire, bien organisée, et on accède en deux clics aux données qui comptent : production en cours, cumul du jour, historique mensuel. L’appairage de l’onduleur se fait sans accroc, les mises à jour arrivent régulièrement.

Le seul bémol sur l’app, c’est le rafraîchissement toutes les 3 minutes. Les données ne sont pas en temps réel : elles transitent par le cloud IZYPOWER avant de s’afficher sur votre téléphone. Dans la pratique, pour un suivi quotidien, ça ne pose pas de problème.

Intégration IZYPOWER dans Home Assistant

La bonne nouvelle : il existe un composant HACS pour intégrer l’IP-1000-W2 et le 2000-W4 dans Home Assistant. Il s’appelle IZYPOWER Cloud, développé et maintenu par des contributeurs volontaires de la communauté. La mauvaise nouvelle : comme son nom l’indique, il passe par le cloud IZYPOWER, pas par une API locale.

L’installation est simple. On ajoute le dépôt dans HACS, on redémarre HA, et on configure l’intégration avec ses identifiants de compte IZYPOWER.

HACS sur Home Assistant : installation et configuration rapide

Une fois en place, Home Assistant crée automatiquement un appareil par onduleur avec tous les capteurs associés : puissance par chaîne PV, énergie totale, température de l’onduleur, état de connexion WiFi, signal RSSI, firmware. Tout ce qu’il faut pour alimenter le tableau de bord Énergie de Home Assistant.

Chez moi, les deux entrées remontent correctement sous les noms PV1 et PV2, chacune avec son compteur en Wh. Le tout fonctionne de façon stable, avec les mêmes 3 minutes de latence que dans l’application officielle.

Mon vrai regret sur ce produit, c’est l’absence d’accès local. L’APsystems EZ1-H que j’utilise sur le kit Sunethic peut fonctionner entièrement en local une fois le mode activé. Avec l’IZYPOWER, on n’a pas cette option. Tout transite par les serveurs cloud, ce qui crée une dépendance à une connexion internet et à la pérennité du service.

Ce serait une vraie valeur ajoutée si IZYPOWER proposait un accès local, que ce soit via MQTT ou une API directe sur le réseau local. C’est le seul point qui manque à ce produit pour être parfait dans un setup domotique.

Quelques chiffres sur la production

Pour donner un ordre d’idée : sur le seul mois de mai, malgré une météo bretonne qui n’a pas été particulièrement clémente sur toute la période, l’installation a produit 180 kWh. Le taux d’autoconsommation s’établit à 86 %, ce qui signifie que la quasi-totalité de ce qui est produit est consommé directement à la maison plutôt que réinjecté sur le réseau.

Ces chiffres sont le résultat de toute l’installation, pas uniquement de l’IP-1000-W2. Mais ils illustrent bien l’intérêt d’avoir une remontée de données fiable dans Home Assistant : sans les capteurs de production intégrés, ces calculs d’autoconsommation seraient impossibles à faire automatiquement.

Installation de panneaux solaires en façade : mon retour d’expérience complet

C’est exactement ça, la valeur ajoutée d’un micro-onduleur bien intégré dans un setup domotique.

Conclusion

On pourrait se dire qu’un micro-onduleur, ça se vaut tous, puisque le job est toujours le même : convertir du courant continu en courant alternatif. Mais c’est oublier que dans une installation domotique, c’est lui qui conditionne la qualité des données disponibles, et donc la pertinence de vos automatisations. Choisir un micro-onduleur, c’est aussi choisir comment vous allez piloter votre consommation.

L’IP-1000-W2 est une très bonne option : construction solide, garantie 15 ans, Wi-Fi stable et une application bien au-dessus de ce que j’avais vu chez la concurrence. L’intégration Home Assistant via le composant HACS fonctionne sans accroc.

Le seul point à avoir en tête, c’est la dépendance au cloud pour les données : pas d’API locale, pas de MQTT. Pour un usage standard, ça passe sans problème. Pour quelqu’un qui veut un setup 100 % local et autonome, c’est le seul vrai bémol.

La prochaine étape dans la gamme IZYPOWER, c’est la batterie Titan 2400 que j’ai reçue en même temps. Plusieurs semaines de tests à la maison et un article complet arrive bientôt !

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J’en profite

IZYPOWER IP-1000-W2

4.8/ 5

Un micro-onduleur avec un bon rapport qualité/prix qui s'intègre très bien dans Home Assistant.

Avantages

- Qualité de fabrication
- Intégration Home Assistant
- Prix correct

Inconvénients

- Absence d'API locale

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