Test Mammotion LUBA mini 2 AWD 1000 : le robot tondeuse sans fil ni antenne RTK

Publié le 23 juin 2026 Temps de lecture : 6 min.

Ça fait maintenant plusieurs semaines que le Mammotion LUBA mini 2 AWD 1000 tourne dans mon jardin. Deux axes principaux dans ce test : l’installation sans antenne RTK et sans fil périmétrique et la vraie question que beaucoup se posent, à savoir si le LiDAR vaut vraiment le surcoût par rapport à la navigation triple caméra.

LUBA Mini 2 AWD 1000

LUBA Mini 2 AWD 1000

1 499,00 €

Présentation du LUBA mini 2 AWD

Le LUBA mini 2 AWD 1000 est le modèle d’entrée de gamme de la nouvelle génération Mammotion lancée en 2026. Il couvre jusqu’à 1 000 m², est propulsé par quatre roues motrices indépendantes (AWD) et embarque une puce IA de 10 TOPS, le double de la génération précédente.

La navigation repose sur une triple caméra IA couplée au service NetRTK, baptisé iNavi chez Mammotion. Pas de LiDAR sur ce modèle : c’est la version LUBA mini 2 AWD 1500 qui en est équipée.

Le service iNavi, indispensable pour que le robot se positionne au centimètre près sans station de base RTK physique, est désormais gratuit à vie sur ce modèle. C’est un point important : lors de mes tests précédents avec l’ancienne génération, ce service était conditionné à un abonnement. La 4G intégrée reste, elle, gratuite pendant 3 ans, puis passe à environ 19,90 euros par trimestre si votre Wi-Fi ne couvre pas le jardin.

Pour situer le produit dans la gamme : j’ai testé l’année dernière le LUBA mini AWD LiDAR, qui embarquait à la fois le RTK et un capteur LiDAR. Ce nouveau modèle prend une direction différente : plus de LiDAR, mais un système de caméras amélioré et surtout une installation encore plus simple. C’est ce delta qui m’intéressait.

Test Mammotion Luba Mini AWD LiDAR : le robot tondeuse à toute épreuve

A l’intérieur de la boite, on retrouve : le robot, sa base de recharge, le module caméra à installer (avec tout le nécéssaire fourni) ainsi qu’un jeu de lames supplémentaires.

Installation et première cartographie

L’installation en elle-même, c’est 10 minutes max. La station de charge à fixer, le robot à poser dessus, une charge complète et c’est parti. Pas de fil périmétrique à enterrer, pas d’antenne RTK à monter sur un mur. C’était déjà le cas sur la génération précédente avec le LiDAR, mais là on enlève encore une étape puisque le NetRTK fonctionne directement via le réseau, sans aucune infrastructure physique à déployer.

Un point que j’avais déjà noté sur le modèle LiDAR et qui reste le même ici : avant de poser le robot sur sa base, il faut fixer le module caméra sur le châssis. Concrètement, ça veut dire connecter 3 câbles, puis visser l’ensemble. La fixation en elle-même n’est pas compliquée, mais les câbles sont un peu serrés et pas si évidents à engager proprement.

Il faut faire attention à ne pas les pincer en vissant. Ça ne prend que quelques minutes, mais j’espère qu’un jour Mammotion simplifiera ça avec un connecteur unique. Il doit y avoir une contrainte technique derrière, mais c’est le seul geste un peu délicat de toute la mise en route.

J’en ai profité pour tester pour la première fois la cartographie automatique, que j’avais évitée sur le précédent modèle parce que mon jardin a quelques zones un peu complexes : deux arbres, des recoins, pas vraiment un terrain plat et dégagé.

Honnêtement, j’ai été surpris. Le robot explore seul, détecte les limites, les obstacles et produit une carte utilisable directement sans que j’aie eu à retoucher grand chose. Les bordures le long des haies sont un peu moins précises quand la haie est mal taillée, mais pour une première tonte autonome sans cartographie manuelle, c’est vraiment convaincant.

Bref, ça y est, le robot est en route ! 🚀

Le disque de coupe bordures : mieux, mais pas encore parfait

C’est la vraie nouveauté de cette génération. Quand on retourne le robot, on voit immédiatement que le disque latéral est excentré par rapport au reste du plateau. L’idée est de coupe plus près des murs, des bordures, des terrasses.

Dans la pratique, ça change clairement quelque chose. Avant, sur les anciens modèles, il fallait systématiquement repasser au rotofil le long des murs. Sur ce modèle, la marge restante est d’environ 7 à 8 cm, ce que Mammotion annonce à 5,5 cm dans ses fiches.

La différence avec la réalité est minime et n’enlève rien à l’amélioration concrète : on récupère quelques centimètres de coupe propre là où le robot n’allait pas avant.

Ce qui manque encore, c’est une logique de coupe en angle. Sur un aspirateur robot, on a souvent une brosse latérale qui sort du corps pour aller chercher les coins. Ici, le disque est fixe et central. Résultat : en ligne droite le long d’un mur, ça fonctionne bien.

Sur un angle rentrant, le robot tourne et peut laisser une petite bande. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est ce qui me ferait encore sortir le rotofil de temps en temps pour finaliser les angles.

Qualité de tonte et gestion de la batterie

La tonte en elle-même est propre, pas de surprise, ça reste identique à l’année passée. Le plateau est réglable en hauteur depuis l’application, comme sur les modèles précédents. Sur ma surface de 146 m², j’ai réalisé une tonte complète en 2h10 en une seule session sans retour à la base. C’est un gain réel par rapport aux anciens modèles qui fractionnaient davantage.

Côté obstacles, j’ai trouvé ce modèle moins capricieux que la version LiDAR de l’an passé. Le LiDAR avait tendance à s’arrêter dès qu’une branche basse ou une ombre se présentait. Ici, avec la triple caméra, le comportement est plus fluide. Il n’ira pas tondre sous les haies (et c’est tant mieux), mais il évite sans s’immobiliser à chaque occasion.

La gestion intelligente de la batterie est une nouveauté que j’ai bien appréciée. Deux modes sont disponibles dans l’application : le mode « intelligent », qui limite la charge à 80 % pendant la journée et monte à 100 % juste avant la prochaine tonte planifiée et la charge en heures creuses, qui synchronise la recharge avec les plages tarifaires les moins chères.

C’est le genre de chose qu’on voit déjà sur les robots aspirateurs haut de gamme et ça fait plaisir de le retrouver sur une tondeuse !

Une nouvelle application bien plus agréable

Mammotion a profité de cette génération pour retravailler entièrement son application. Le résultat est visible : l’interface est plus claire, plus esthétique, la navigation entre les sections est plus intuitive.

Je trouve également les rapports de tonte mieux présentés, tout comme la partie pour les réglages où cela est mieux fini. C’est un vrai progrès par rapport à ce que j’avais connu sur le Yuka Mini.

La gestion multi-zones fonctionne toujours bien et jusqu’à 10 zones distinctes sur ce modèle. L’application expose aussi une vue en direct du jardin via les caméras embarquées, utile pour un coup d’oeil rapide depuis l’extérieur du terrain (bien que la qualité reste très moyenne).

Pour l’intégration dans Home Assistant, rien de nouveau à installer : l’intégration HACS que j’avais documentée dans un article dédié à l’intégration Mammotion fonctionne de la même façon sur ce modèle.

Intégration Mammotion dans Home Assistant : pilotez vos robots tondeuses Yuka et Luba

LUBA mini 2 AWD 1000 ou LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR ?

C’est la question que je me posais en démarrant ce test, et la réponse honnête est : ça dépend de votre terrain et pour la majorité des jardins, non.

Sur mon terrain, avec deux arbres et quelques recoins, je n’ai pas réussi à identifier un moment où le LiDAR m’aurait vraiment manqué. La triple caméra + NetRTK fonctionne bien même sous feuillage. La différence que j’avais notée avec la version LiDAR l’année dernière, c’est que le LiDAR passait un peu plus près des arbres. Mais le modèle caméra s’en sort sans problème, il contourne juste avec une marge légèrement plus grande.

Là où le LiDAR prend l’avantage, c’est sur les jardins avec une forte densité d’arbres, des ombres portées permanentes, ou des zones vraiment enclavées. Le capteur 360° à 60 m de portée du modèle 1500 donne au robot une perception de l’environnement indépendante de la lumière et de la qualité du signal satellite.

Si vous avez ce type de terrain (ou que le modèle LiDAR est en promo), ça peut valoir la différence de prix. Si votre jardin est relativement ouvert, le 1000 suffit amplement.

LUBA Mini 2 AWD 1000

LUBA Mini 2 AWD 1000

1 499,00 €
LUBA Mini 2 AWD 1500

LUBA Mini 2 AWD 1500

2 499,00 € 1 699,00 €

Conclusion

Le LUBA mini 2 AWD 1000 représente une vraie avancée par rapport à ce que Mammotion proposait il y a un an. L’installation sans antenne RTK ni fil, la cartographie automatique qui fonctionne réellement, la nouvelle application, la gestion intelligente de la batterie et le disque de coupe bordures : chaque point est concret et mesurable au quotidien.

Le seul bémol reste la coupe d’angle, où il manque encore une logique de finition pour les coins rentrants. Si vous avez un jardin très complexe ou très boisé, la version LiDAR (souvent en promo à 1 699 euros) mérite d’être considérée. Pour un terrain standard jusqu’à 1 000 m², le 1000 est le bon choix.

LUBA mini 2 AWD 1000

4.5/ 5

Le LUBA mini 2 AWD 1000 simplifie encore la vie par rapport à la génération précédente : plus d'antenne RTK à installer, une cartographie automatique qui fonctionne vraiment, et un disque de coupe bordures qui change la donne, même s'il ne résout pas tout.

Avantages

- Installation sans fil ni antenne RTK
- Disque de coupe bordures
- Gestion intelligente de la batterie
- 4G incluse 3 ans

Inconvénients

- Coupe d'angle toujours imparfaite
- 4G payante après 3 ans

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