Test du GL.iNet Mango 2 : le routeur de voyage à moins de 50€

J’ai eu la chance de tester en avant-première le dernier routeur de chez GL.iNet, quelques jours avant l’ouverture de la précommande. Je l’ai emmené comme unique routeur de voyage pendant mon déplacement à l’IFA à Berlin début septembre, aéroport et hôtel compris.
Premier argument qui compte vraiment ici : il est annoncé à moins de 50 euros, confirmé par le prix de précommande à 42 euros (le 22/09 à 14h). Je vous propose un test complet avec un focus sur l’usage réel en déplacement et sa place dans la gamme GL.iNet, face au Beryl 7 et au Slate 7 Pro que j’avais déjà testés.
Présentation du Mango 2 (GL-MG1300)
Le Mango 2 (GL-MG1300) vient mettre à jour l’un des tout premiers routeurs de voyage de GL.iNet, le Mango original, un petit boîtier ultra compact sorti il y a plusieurs années. La marque revient sur ce format d’entrée de gamme après s’être concentrée sur des modèles plus costauds ces derniers mois.

Par rapport au tout premier Mango, l’évolution est nette sur le papier. Le processeur passe d’un mono-cœur à 580 MHz à un dual-core à 880 MHz, le port USB passe en 3.0, l’alimentation en USB-C, et les débits VPN grimpent nettement : jusqu’à 184 Mbps en WireGuard contre 45 Mbps auparavant. Même philosophie, mais un vrai coup de boost sous le capot.
Voici les caractéristiques techniques de ce nouveau routeur :
- Processeur MediaTek dual-core à 880 MHz
- 128 Mo de RAM DDR3 et 128 Mo de stockage NAND
- Wi-Fi 5 dual-band, jusqu’à 400 Mbps en 2,4 GHz et 866 Mbps en 5 GHz
- 2 ports Ethernet Gigabit (1 WAN, 1 LAN)
- 2 ports USB-C, un pour l’alimentation et un pour le tethering ou le partage de connexion
- VPN WireGuard et OpenVPN DCO préinstallés, plus de 30 fournisseurs VPN supportés
- Poids de 100 grammes
Pas de Wi-Fi 6 ni de Wi-Fi 7 ? Ni de port 2,5 Gigabit ? Et oui, mais ce n’est clairement pas l’objectif de ce petit boîtier !
Le choix du Wi-Fi 5 s’explique facilement par le budget et par l’usage visé : sur un routeur de voyage, on se connecte rarement à une source capable de saturer un lien Wi-Fi 6 ou Wi-Fi 7. Le vrai goulot d’étranglement reste presque toujours la connexion internet elle-même, Wi-Fi d’hôtel ou partage de connexion, pas la norme Wi-Fi du petit routeur.
Design et connectique
Le Mango 2 reprend le jaune caractéristique de la gamme Mango, une couleur qui tranche avec le noir ou le vert menthe du reste de la gamme GL.iNet. Il tient littéralement dans la paume de la main, difficile à s’en rendre compte sans l’avoir eu entre les mains.
Sur l’arrière, on retrouve deux ports USB-C bien distincts : un étiqueté « USB-C » pour brancher un appareil, en tethering par exemple, et un étiqueté « POWER » pour l’alimentation. Entre les deux, les ports Ethernet Gigabit LAN et WAN complètent la connectique.

Sur le côté, on garde le toggle button qu’on connaît déjà, personnalisable selon les besoins, ainsi qu’un bouton pour faire un reset du routeur (surprenant de l’avoir mis là, mais pourquoi pas).

Dans l’interface, ça se configure en quelques secondes : on choisit la fonction (VPN, répéteur Wi-Fi, LED…) puis le comportement selon la position gauche ou droite du bouton. De mon côté, j’ai retenu le VPN principal du routeur, pour l’activer en un seul geste sans passer par l’interface.

Résultat, sur un usage voyage itinérant : un petit switch et tout mon trafic passe par le VPN, sans ouvrir la moindre application.
Interface d’administration et console
Comme sur le reste de la gamme, l’interface d’administration reprend exactement les codes qu’on connaît déjà sur le Beryl 7 et le Slate 7 Pro : même base OpenWrt, même couche logicielle maison de GL.iNet par-dessus.
Depuis l’écran d’accueil, on visualise en un coup d’œil toute la topologie du routeur : les deux ports Ethernet, le mode répéteur, le tethering, une éventuelle connexion cellulaire, le nombre de clients Wi-Fi et filaires connectés, le statut IPv6 et VPN.

On retrouve donc toute la configuration de base attendue : réseaux Wi-Fi 2,4 et 5 GHz, VPN, redirection de ports, gestion des clients connectés… Seule vraie absence par rapport au Slate 7 Pro, la Deep Packet Inspection, mais c’est cohérent avec le positionnement et le prix du Mango 2. Pour le reste, on a largement de quoi gérer son routeur correctement, sans jamais se sentir bridé sur l’essentiel. La gestion à distance via GoodCloud et l’accès à l’interface LuCI pour les plus avancés restent également de la partie.
Utilisation au quotidien en déplacement
Je n’ai utilisé que le Mango 2 pendant mon déplacement à l’IFA à Berlin début septembre, à l’aéroport comme à l’hôtel. Entre les longues journées de conférence et les trajets en transport, avoir un seul petit boîtier à sortir du sac plutôt qu’à reconfigurer chaque appareil séparément, ça change vraiment la donne sur ce type de déplacement.

Premier point qui m’a marqué, la consommation. Je l’ai alimenté avec une batterie externe : le Mango 2 tire entre 2 et 3 watts en usage courant, ce qui permet de l’alimenter sans souci sur une batterie externe classique.
Côté débit, quand on arrive sur une bonne connexion en entrée (câblage RJ45 direct ou une box correcte à l’hôtel), les résultats sont bons pour un routeur de cette taille. En test Wi-Fi à environ 3 mètres du routeur, j’ai mesuré environ 670 Mbps en téléchargement et 620 Mbps en envoi.

J’ai aussi testé la portée pure du Wi-Fi. Je maintiens facilement 80 Mbps à 100 Mbps en téléchargement jusqu’à 10 à 12 mètres du routeur, même en ajoutant des obstacles comme des cloisons. Après, pour un routeur de voyage, je ne demande pas à ce qu’il couvre une surface immense, cela se limite souvent à 1 ou 2 pièces.
Sur un petit routeur comme celui-ci, le 2,5 Gigabit n’est de toute façon pas vraiment nécessaire, à ce niveau de débit ça suffit largement pour du streaming, de la visio ou du travail à distance.

Même en mode répéteur Wi-Fi, connecté sur le réseau d’un hôtel ou d’un aéroport, le Mango 2 redistribue sans accroc à tous mes appareils une fois le VPN activé via le toggle button. Avec le VPN actif en permanence, tous mes appareils gardaient une IP française tout le temps que j’étais à Berlin, aucun souci pour me connecter à ma banque ou à n’importe quel service géolocalisé.
Mango 2 vs Beryl 7 vs Slate 7 Pro, quelle place dans la gamme GL.iNet ?
J’ai eu l’occasion de tester les trois modèles actuels de la gamme voyage GL.iNet et je trouve la gamme vraiment cohérente maintenant. Il y en a pour tous les usages (et tous les budgets).

Le Mango 2, c’est clairement l’entrée de gamme : pas de port 2,5 Gbps, pas de Wi-Fi 6 ni Wi-Fi 7, pas de fonctions logicielles avancées type DPI. En contrepartie, il est très léger, moins de 100 grammes, très compact, et se glisse facilement dans un petit sac.
Le Beryl 7 se positionne en milieu de gamme, à moins de 150 euros, avec du Wi-Fi 7 et un port 2,5 Gigabit. Pour moi, ça reste le meilleur rapport qualité-prix de la gamme.
Test du GL.iNet Beryl 7 : le routeur de voyage Wi-Fi 7 ultime avec VPN intégré
Le Slate 7 Pro, lui, c’est le très haut de gamme : ports 2,5 Gigabit, Wi-Fi 7 avec 6 GHz, grand écran tactile. Mais ça reste un budget important, plus de 200 euros et sera plus à destination des geeks avancés qui veulent le top du top !
Test du routeur GL.iNet Slate 7 Pro : écran tactile, 6 GHz et DPI
En ayant testé les trois, je trouve franchement le Mango 2 très sexy et sympa à utiliser. Il est tout petit et pour un usage voyage, il fait carrément le job. Je pense qu’il peut convenir à la grande majorité.
Deux petits regrets
Comme sur le Beryl 7 et le Slate 7 Pro, toujours pas de batterie intégrée sur ce Mango 2. Vu le gabarit, ça se comprend, mais dans une logique d’usage dans un aéroport ou de trajet, une petite batterie aurait été appréciable. C’est mon regret récurrent sur toute la gamme voyage GL.iNet, un jour je l’aurai ! 😜
Deuxième point à garder en tête : avec seulement 128 Mo de RAM, mieux vaut ne pas trop cumuler les services en simultané, VPN, partage de stockage et plusieurs appareils gourmands en même temps. Sur mon usage, plutôt simple et centré sur trois ou quatre appareils à la fois, je n’ai pas eu de ralentissement, mais c’est une vraie limite si votre usage est plus chargé.
Mon verdict
Pour moi, le ratio compacité, fonctionnalité et prix est imbattable sur ce Mango 2. Il reprend tous les arguments qui font l’intérêt d’un routeur de voyage GL.iNet, retrouver son réseau habituel et son VPN.
J’ai vu passer quelques critiques sur X estimant que les routeurs GL.iNet restent chers pour ce qu’ils proposent. Je peux l’entendre sur un modèle comme le Slate 7 Pro, qui reste un usage de niche. Mais sur le Mango 2, à ce prix-là, l’argument ne tient plus vraiment.
Si vous cherchez un petit routeur de voyage pour simplifier vos déplacements, connecter facilement vos appareils et activer un VPN en un clic, le Mango 2 fait très largement ce qu’on lui demande à moins de 50 euros. Pour un usage plus poussé (2,5 Gigabit, Wi-Fi 7), mieux vaut regarder du côté du Beryl 7.




