Test du routeur GL.iNet Slate 7 Pro : écran tactile, 6 GHz et DPI

Publié le 12 juillet 2026 Temps de lecture : 6 min.

Ça fait un peu plus de trois mois que le GL.iNet Slate 7 Pro tourne chez moi. Je l’ai emmené en vacances et en déplacement à l’étranger. Le temps de me faire une vraie idée sur ce nouveau haut de gamme de la marque, écran tactile et Deep Packet Inspection compris. Je vous propose un test complet avec un focus sur les vraies nouveautés par rapport au Slate 7.

Slate 7 Pro

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247,99 €

Présentation du produit

Le Slate 7 Pro (GL-BE10000) est le nouveau routeur de voyage haut de gamme signé GL.iNet. La grande nouveauté par rapport au Slate 7 classique, c’est l’ajout de la bande des 6 GHz.

La version précédente ne proposait que du 2,4 et du 5 GHz, sans 6 GHz. C’est exactement ce que je reprochais déjà au Beryl 7 il y a quelques mois, l’absence de cette bande, dommage sur des appareils récents comme un MacBook ou un iPhone qui peuvent en tirer parti.

Côté specs, on est donc sur un vrai tri-bande Wi-Fi 7. Le 6 GHz change vraiment la donne par rapport au Slate 7 classique et il permet aussi d’exploiter des canaux à 320 MHz, indisponibles sur la bande des 5 GHz dans la plupart des régions, un vrai plus pour la stabilité dans un environnement chargé (hôtel, salon, conférence).

  • Processeur MediaTek quad-core cadencé à 2,0 GHz
  • 1 Go de RAM DDR4
  • 512 Mo de stockage NAND flash
  • VPN WireGuard jusqu’à 1100 Mbps
  • Poids : 328 grammes

Côté connectiques, l’arrière du boîtier reste simple. On retrouve deux ports Ethernet 2,5 Gigabits, un en WAN et un en LAN (on ne les sature jamais en usage réel, mais ça évite de brider le débit Wi-Fi par un simple port gigabit), une entrée USB-C Power Delivery pour l’alimentation et un port USB-C pour brancher un équipement externe ou partager une connexion.

Sur le côté, on retrouve le toggle button qu’on connaît déjà chez GL.iNet, personnalisable selon vos besoins (activer une fonction précise, couper le Wi-Fi, basculer sur un profil VPN, à vous de choisir).

Enfin, le boîtier intègre aussi un petit ventilateur qui se déclenche selon la température du processeur, une gestion active qu’on ne retrouve pas sur les modèles précédents de la gamme. Résultat, il chauffe visiblement moins.

À mon grand désespoir, toujours pas de mini batterie intégrée sur ce modèle, on en reparle plus bas !

L’écran tactile, la vraie signature du Slate 7 Pro

L’écran est légèrement plus grand que sur le Slate 7 classique. Pas de jour et nuit, mais une petite amélioration. Au premier abord, ça peut sembler gadget. À l’usage, c’est franchement pratique.

Depuis l’écran, on peut basculer le routeur en mode répéteur pour se connecter à un Wi-Fi existant (le cas typique de l’hôtel), en mode routeur classique via un câble RJ45, ou en partage de connexion depuis un téléphone ou un modem USB.

On peut aussi activer et configurer le VPN directement depuis l’écran. Sur toute la durée du test, je n’ai jamais eu besoin de l’application mobile GL.iNet. Soit je passais directement par l’écran du routeur, soit par l’interface d’administration sur mon ordinateur.

Petit bémol selon moi, malgré plusieurs options disponibles, impossible de changer la langue de l’écran qui restera obligatoirement sur l’anglais.

Slate 7 Pro

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Le DPI (Deep Packet Inspection), la vraie nouveauté

La fonctionnalité qui distingue vraiment ce Slate 7 Pro, c’est la Deep Packet Inspection, disponible en bêta. On le retrouve souvent sur des routeurs domestiques mais c’est la première fois que je le vois sur un routeur de voyage.

Comme on peut le voir sur la capture ci-dessous, on a un essai de 30 jours qui est inclus pour la DPI. Après, le service n’est pas payant mais requiert la création d’un compte GoodCloud pour fonctionner. Original comme méthode, j’aurais préféré que cela soit inclus de base.

Grâce à la DPI, nous avons une vue détaillée sur toute la partie statistiques. Cela nous permet de voir la bande passante consommée que ça soit en download ou upload. J’ai trouvé cela plus détaillée que ce que l’on a sur UniFi par exemple.

Ensuite, nous avons bien sur la partie filtrage de contenus. Deux options, soit vous utilisez les listes existantes (sites pour adultes, paris en ligne, etc), soit vous ajoutez les sites à la main. Cela marche très bien mais j’aurais apprécié avoir une page expliquant que le site est bloqué (côté utilisateur), ce n’est pas le cas et on se retrouve avec une requête qui tourne en rond sans aboutir.

Enfin, une couche de QoS est disponible pour prioriser certains flux, typiquement les visios Teams ou Google Meet plutôt que de laisser un téléchargement venir dégrader la qualité de l’appel.

Petite précision importante : d’après ce que j’ai pu lire, cette fonctionnalité arriverait aussi sur d’autres routeurs de la gamme (par exemple le Beryl 7) avec la mise à jour firmware 4.9, elle ne serait donc pas exclusive au Slate 7 Pro.

Test du GL.iNet Beryl 7 : le routeur de voyage Wi-Fi 7 ultime avec VPN intégré

À prendre en compte si vous hésitez entre plusieurs modèles pour cette seule fonction.

6 GHz, débits et mon utilisation en déplacement

Le MLO, le Multi-Link Operation qui permet de combiner les bandes, reste encore un peu jeune. Les appareils Apple n’en tirent pas encore pleinement profit à ce jour (à vérifier selon vos propres appareils), donc il y a un côté pas totalement exploité pour l’instant. Dans les faits, ça permet surtout de diffuser un SSID unique en 2,4, 5 et 6 GHz simultanément, ce qui simplifie déjà bien la vie.

Côté débit pur, c’est une très agréable surprise. Avec mon MacBook Air M5 en Wi-Fi 7 sur la bande des 6 GHz, j’ai grimpé à environ 1400 Mbps en réception, soit quasiment le même résultat qu’avec ma borne UniFi U7 Pro à la maison. Pour comparaison, le Beryl 7 plafonnait de mémoire autour de 600 à 700 Mbps en Wi-Fi.

Dans les options réseau, j’ai aussi découvert le Multi-WAN, avec un mode failover ou un mode répartition de charge et la possibilité de prioriser le port Ethernet 1, le port Ethernet 2 ou les autres interfaces disponibles. Peut-être un peu overkill pour un petit routeur de voyage mais ça peut dépanner, surtout le mode failover.

En usage réel, ça reste un routeur qui fait vraiment le job en voyage. Lors de mon passage à Amsterdam il y a quelques semaines, je me suis connecté au Wi-Fi de l’hôtel sans le moindre souci et comme j’avais configuré les mêmes SSID qu’à la maison, tous mes appareils (MacBook, iPhone, Apple Watch) se sont reconnectés automatiquement.

Même chose en vacances : on branche le routeur sur la box du logement et toute la famille retrouve son réseau habituel sans ressaisir le moindre mot de passe. Reste à tester l’usage en avion, en théorie possible en connectant le routeur au Wi-Fi de bord pour en faire profiter tous les appareils avec une seule licence payée.

Au final, j’ai pris l’habitude de l’emmener systématiquement en déplacement, c’est souvent plus simple (et surtout plus rapide) que de ressaisir un réseau Wi-Fi sur chaque appareil.

Slate 7 Pro

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Deux défauts : l’absence de batterie et la saisie de Wi-Fi captif

Je l’avais déjà dit sur mon test du Beryl 7 mais j’aurais vraiment adoré avoir une batterie intégrée sur ce modèle Pro. Je ne demande pas une batterie qui tient 5 ou 6 heures mais juste une petite qui permet au moins de déplacer le routeur dans la maison sans perdre la connexion.

Deuxième souci, plus embêtant : je m’attendais à ce que l’écran permette enfin de gérer les portails captifs directement depuis le routeur, ces pages de connexion qu’on trouve dans les hôtels ou les restaurants. Ce n’est toujours pas le cas, comme sur le Beryl 7. Il faut systématiquement passer par un téléphone ou un ordinateur pour valider ce type de connexion.

Ça reste le seul vrai moment où le Slate 7 Pro ne vit pas tout seul et vu la puissance de calcul embarquée, ça ressemble plus à une occasion manquée qu’à une vraie limite technique. Peut-être un jour via une mise à jour 👌

Routeur Slate 7 Pro vs Beryl 7 : lequel choisir ?

Une centaine d’euros sépare les deux modèles. Pour ce surcoût, vous avez le 6 GHz, un écran couleur plus grand et des specs meilleures, ce qui se ressent clairement sur la fluidité au quotidien. Le DPI, lui, n’est pas vraiment un argument de choix vu qu’il devrait arriver aussi sur d’autres modèles de la gamme.

Personnellement, je vois le Slate 7 Pro comme un objet un peu geek, pour les passionnés de tech qui veulent le meilleur du Wi-Fi 7 en voyage. Si votre usage reste classique, le Beryl 7, moins cher, remplira tout aussi bien le contrat. Les deux sont d’excellents produits, avec une finition au top dans les deux cas. Petit regret côté accessoires : la housse de transport est vendue séparément, ça aurait été appréciable de l’avoir incluse vu le tarif.

Test du GL.iNet Beryl 7 : le routeur de voyage Wi-Fi 7 ultime avec VPN intégré

En bref

Au final, ce Slate 7 Pro corrige le principal reproche que je faisais au Beryl 7 (l’absence de 6 GHz), ajoute un DPI franchement bien pensé et garde un écran couleur pratique au quotidien.

Pour un usage voyage intensif ou si vous voulez le nec plus ultra du Wi-Fi 7 portable, c’est clairement le modèle à prendre. Pour un usage plus occasionnel, le Beryl 7 reste un choix tout aussi pertinent et moins cher.

Slate 7 Pro

3.8/ 5

Le Slate 7 Pro tient ses promesses de routeur de voyage Wi-Fi 7 haut de gamme, avec un vrai bond côté 6 GHz et un DPI qui vaut le coup d'œil, malgré un écran tactile encore un peu limité sur les portails captifs.

Avantages

- 6GHz et Wi-Fi 7
- Ecran couleur très pratique
- Performances au rendez-vous

Inconvénients

- Absence de batterie
- Gestion des portails captifs

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